Jeudi 4 août à 19h
Les Ombres
Concert baroque vocal et instrumental
Margaux Blanchard, direction artistique, viole de gambe
Sylvain Sartre, direction artistique, flûte traversière
Marion Tassou, soprano
Mélodie Ruvio, mezzo
Katharina Heutjer et Louis Creac’h, violon
Anaïs Ramage, basson
Vincent Flückiger, théorbe
Nadja Lesaulnier, orgue
CONCERT SPIRITUEL POUR LES CHAPELLES
Petits motets inédits du temps de Louis XV
Marc-Antoine Charpentier (1643-1704)
Ouverture pour le sacre d’un évêque
Henry du Mont (1610-1784)
Motet à quatre: «Quid est hoc»
Symphonie à 3
Motet à quatre: «Unde tibi»
François Colin de Blamont (1690-1760)
Motet à deux voix et basse continue: Diligam te domine
PAUSE
François Colin de Blamont
Motet à voix seule avec symphonie: Attende anima oeterna
Marc-Antoine Charpentier
Suite pour un reposoir
Elévation: «O Sacramentum»
Élévation: «Jubilate deo»
Ayant consacré leur premier enregistrement à la musique de chambre au temps de Louis XV et à la cantate française, Les Ombres partent à la redécouverte du répertoire sacré de la même époque. Si le motet à grand choeur connut un grand succès, les maîtres de musique et de chapelle, tels que Henry Du Mont, Marc-Antoine Charpentier ou François Colin de Blamont, s'intéressèrent également à la forme du petit motet. En formation intime, à une ou deux voix et basse continue, s'agrémentant parfois d'une symphonie de violons ou de flûtes, les petits motets tiraient leurs textes de psaumes, d'écrits de l'Ancien Testament ou de textes néo-latins d'auteurs contemporains. Ils rythmaient les offices des chapelles, à Versailles et Paris, ainsi que dans les grandes villes de province. À ces temps de prière chantés s'ajoutaient des symphonies et sonates d'église dont l'écriture mêlait souvent les styles italiens et français.
Le temps d'un concert spirituel, de la cathédrale de Toulouse à la chapelle royale de Versailles en passant par la cathédrale de Strasbourg, Les Ombres réunissent violons, flûtes, viole de gambe, basson, orgue et voix autour de motets, élévations et symphonies de Du Mont et Charpentier ainsi que deux inédits de François Colin de Blamont.
Les Ombres
Ensemble baroque vocal et instrumental de la nouvelle génération, Les Ombres ont été créées en 2006 par Sylvain Sartre et Margaux Blanchard afin de lier étroitement recherche musicologique et interprétation «historiquement informée». Parties à la redécouverte des chefs d'oeuvres vocaux oubliés des XVIIe et XVIIIe siècles, Les Ombres s'attachent à réunir les arts emblématiques du théâtre baroque, musiciens, chanteurs, danseurs et comédiens devenant interprètes d'une même partition. Ces particularités font de l'ensemble un espace de création et d'expression, une aventure humaine et musicale. Les Ombres, inspirées par la musique en tant qu'art en constante évolution, accordent également une priorité à l'exploration de nouveaux horizons, allant du patrimoine traditionnel aux créations contemporaines.
L'âme des Ombres émane de trois musiciens issus de la Schola Cantorum de Bâle: Margaux Blanchard (viole de gambe), Nadja Lesaulnier (clavecin) et Sylvain Sartre (flûte traversière). Ce trio, animé d'un souffle artistique audacieux et innovant s'est entouré de jeunes et talentueuses chanteuses, Annie Dufresne, Mélodie Ruvio et Capucine Keller et d'instrumentistes de leur génération (basson, flûte, violon, théorbe...), passionnés par le jeu sur instrument ancien.
Remarquées par Barthold Kuijken et Jesper Christensen, Les Ombres ont remporté le 2e prix du Concours international de musique ancienne «À Tre» de Trossingen. L'ensemble se produit à travers le monde: Festival d'Ambronay, Festival Jeunes Talents, Kunstmuseum (Bâle), Fabulous Fringe (Utrecht), Sala Greppi (Bergame), Hakuju Hall (Tokyo). Paru en 2010, le premier enregistrement des Ombres, «Concert chez la reine» (Ambronay Editions/Harmonia Mundi) a été salué par la critique: FFFF Télérama, 3 étoiles Classica, Top 5 Classiquenews, 5/5 On Mag. En 2011, Les Ombres sont ambassadeur du comité français du REMA (Réseau européen de musique ancienne) et commencent une résidence de trois années, à l'opéra-théâtre de St-Etienne.
Margaux Blanchard
Margaux Blanchard commence son parcours musical à l'âge de 5 ans par l'apprentissage du chant et du solfège. Elle découvre ensuite la richesse de la polyphonie grâce au piano et intègre dès l'âge de 8 ans la Maîtrise de Paris, chœur d'enfants professionnel basé au Conservatoire National de Région de Paris. Elle participe au sein de cet ensemble à de nombreux concerts et festivals jusqu'à l'âge de 16 ans (Festival d'Art Sacré de Paris, Opéra de Paris, Théâtre du Châtelet, Festival d'Arques la Bataille...). C'est grâce à cette formation intense, parcourant un large répertoire, qu'elle découvre un goût prononcé pour la musique baroque. Désirant compléter ses études par l'apprentissage d'un instrument à cordes, elle commence la viole de gambe avec Ariane Maurette au CNR de Paris. Elle obtient en 2001 un premier prix de piano à la Ville de Paris, en 2005 un premier prix de viole de gambe au CNR de Paris et en 2009 un diplôme de soliste en viole de gambe et de pédagogie. Elle participe également à des stages et master classes donnés par Jordi Savall, Jérôme Hantaï, et Marianne Muller. En 2005, elle prend part à l'académie baroque d'Ambronay au sein du continuo dans «L'Europe Galante», opéra ballet de A.Campra dirigé par William Christie. Elle se produit au sein de divers ensembles: la Cappella Mediterranea au Festival d'Ambronay en 2007 et 2008, ensemble avec lequel elle enregistre deux disques pour le label Ambronay Éditions, Mare Nostrum, avec lequel elle enregistre chez Ricercar en 2008 et Les Ombres, un ensemble qu'elle fonde en 2006 avec Sylvain Sartre.
Sylvain Sartre
Après des études de piano et de flûte traversière au Conservatoire National de Région de Perpignan, Sylvain Sartre découvre la richesse des répertoires renaissance et baroque. Convaincu par le jeu sur instruments anciens et charmé par la sonorité de la flûte traversière en bois, il se forme auprès de Annie Ploquin-Rignol à Perpignan, Philippe Allain-Dupré à Toulouse puis Marc Hantaï à la Schola Cantorum de Bâle. Titulaire d'un Master of Arts in Music, il travaille en tant que flutiste auprès de chefs renommés tels que Chiara Banchini, Jordi Savall, Hervé Niquet, Leonardo Garcia Alarcon avec lequel il a enregistré un disque dédié à Barbara Strozzi (Ambronay Editions). Passionné par la direction, il intervient auprès de nombreux chœurs et assume la direction artistique des Ombres, ensemble qu'il fonde en 2006 avec Margaux Blanchard. Depuis 2008, il poursuit des recherches sur des manuscrits «oubliés» de André-Cardinal Destouches et François Colin de Blamont, travaux récompensés par la Fondation de France.
Marion Tassou
Marion Tassou intègre à l'âge de 9 ans la maîtrise de l'Opéra de Nantes où elle fait la découverte du répertoire lyrique et c'est tout naturellement qu'elle poursuit son travail au Conservatoire National de Région de Nantes auprès de Maryvonne Jaffré. En 2004, elle est admise première nommée à l'unanimité du jury au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Lyon dans la classe d'Isabelle Germain et Fabrice Boulanger. Elle y obtient en 2008 son prix avec la mention très bien à l'unanimité et avec les félicitations du jury. Parallèlement, elle suit l'enseignement de personnalités musicales telles que Donatienne Michel-Dansac, Cécile de Boever et Alain Garichot.
Passionnée de l'art vocal dans sa diversité, Marion Tassou explore toutes les possibilités expressives de la voix, de la musique ancienne au répertoire contemporain, du chœur au solo. Ainsi, elle est amenée à travailler au côté de Marie-Claude Vallin, Keneth Weiss, Bernard Têtu, les ensembles Calliope, Chœur Britten, Musica Nova... En 2007, elle tient le rôle de Suzanne dans Le Secret de Suzanne de Wolf Ferrari mis en scène par Ruth Orthmann au CNSMD de Lyon et de Vénus dans Le Carnaval et la Folie de André Cardinal Destouches dirigé par Hervé Niquet au Festival d'Ambronay. En 2008, elle interprète le Pierrot Lunaire de Schönberg à La Chartreuse d'Avignon et Marienka dans la Fiancée vendue de Smetana dirigé par Pascal Verrot. En 2009, elle interprète les Folk Songs de Berio avec l'orchestre XX21 à Barcelone. Elle tient le rôle de Pamina dans Die Zauberflöte de Mozart au Festival de Saint-Céré sous la direction de Joël Suhubiette. En 2010, elle chante le rôle de Pauline dans La vie parisienne de Offenbach dirigé par Jérôme Pillement à Montpellier. Elle tient également la partie de Soprano solo dans le Gloria de Poulenc et le Gloria de Vivaldi avec l'orchestre de l'Opéra d'Avignon. En 2011, elle est Blanche de La Force dans le Dialogue des Carmélites de Francis Poulenc avec l'Atelier Lyrique des Pays de Savoie. Elle chantera également à l'Opéra de Limoges dans un récital de lieder de Schubert mis en chorégraphie par Pedro Pauwels.
Mélodie Ruvio
Après l'obtention de son Diplôme d'Études Musicales en 2006 au Conservatoire National de Région de Paris, Mélodie Ruvio commence par interpréter le rôle de Blanche dans Barbe Bleue d'Offenbach dirigé par Amaury du Closel dans divers opéras français, puis elle se fait remarquer dans le rôle-titre de la Folie dans Le Carnaval et la Folie de Destouches sous la direction d'Hervé Niquet. Elle chante ensuite les rôles de la Paix, de Junon et de Bellone dans Le Ballet des Arts de Lully avec La Simphonie du Marais, sous la direction d'Hugo Reyne (CD pour Universal-Accord et représentations à la Chabotterie, au Festival de Sablé et à Versailles). Elle est également troisième soprano solo dans King Arthur de Purcell avec Le Concert Spirituel, sous la direction d'Hervé Niquet à l'Opéra de Montpellier, à l'Opéra de Yokohama,au Théâtre des Champs-Élysées, au Barbican de Londres et à la Philharmonie de Luxembourg. Elle participe à de nombreux oratorios comme le Stabat Mater de Pergolèse, le Via Crucis de Liszt, le Messie de Haendel, le Requiem et les Vêpres Solennelles d'un Confesseur de Mozart, et de nombreuses cantates de Bach. Récemment, on l'a entendue dans le rôle de la Troisième Dame dans La Flûte enchantée de Mozart sous la direction de Joël Suhubiette au Festival de Saint-Céré et à l'Opéra de Massy, puis dans un récital de cantates françaises inédites avec l'ensemble instrumental baroque Les Ombres dans le cadre du Festival d'Ambronay 2009. Elle prend part à l'Académie Mozart du Festival d'Aix-en-Provence où elle interprète des extraits des rôles de Chérubin, Sesto et Ramiro. Ces derniers mois, elle enchaîne, en tant qu'alto solo, le Stabat Mater de Pergolèse sous la direction de Françoise Lasserre au Grand Théâtre de Reims et la Passion selon St Jean de Bach sous la direction de Michael Radulescu à Porrentruy, et donne plusieurs concerts avec Les Ombres.














